Actions
L’offre culturelle en direction des publics sourds est rare. Des initiatives émergent cependant en faveur de l’accès aux œuvres, aux lieux et aux pratiques artistiques. La création en langue des signes se développe également à travers des productions chorégraphiques, théâtrales, poétiques, proposant ainsi de nouveaux espaces de recherche et d’expression.
La place des artistes sourds et de la langue des signes dans le vaste champ de la création artistique est source d’innovation artistique et de nouvelles formes d’échanges culturels ; la valoriser, c’est aussi essayer de dépasser une vision encore trop réductrice et stigmatisante de la surdité, en l’identifiant davantage comme un facteur de singularité que comme une déficience.
Fondées sur un principe de mixité des acteurs et des publics, sourds, malentendants et entendants, les actions proposées par Arts-Terres se déclinent selon 3 axes principaux :
- La programmation annuelle d’activités en direction de publics « mixtes » et privilégiant la création, l’échange et l’accès aux pratiques artistiques (résidences, spectacles, manifestations, ateliers, projections,…) ;
- La mise en place d’actions de médiation visant à rendre accessible une partie de l’offre culturelle à Marseille, dans le Département des Bouches-du-Rhône et au-delà ;
- La création d’un dispositif d’information culturelle en ligne à destination des publics sourds et malentendants, en lien avec les réseaux partenaires locaux, nationaux et internationaux.
La langue des signes n’est pas universelle. Elle constitue toutefois l’un des éléments fondateurs de l’identité Sourde.
Interdite pendant près d’un siècle, ce n’est qu’en 2005 que la Langue des Signes Française (LSF) est enfin reconnue comme une langue à part entière (*).
C’est pour l’accès en LSF à l’ensemble des services publics (santé, justice, éducation,…) que militent les sourds « signeurs » et qu’ils manifestent notamment chaque année, le dernier samedi du mois de septembre, à l’occasion de la Journée Mondiale des Sourds.
(*) Suite à son interdiction lors du Congrès de Milan en 1880, ce n’est qu’en 1991 que l’utilisation de la LSF est tolérée dans l’éducation des enfants sourds (Loi Fabius).
La Loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées reconnaît officiellement la LSF et notamment le droit des jeunes sourds à bénéficier d’un enseignement en langue des signes.
Actions 2006/2007
Actions 2008
Actions 2009